Il existe une vérité incontestée : la gestion continentale est différente de la gestion d’un pays. Il en résulte une différence sur les politiques et lois selon les pays. Lorsqu’on parle de salaire de base, les inégalités sont d’autant plus flagrantes. En Bulgarie par exemple, le salaire minimum est de 184 euros tandis qu’au Luxembourg, il est de 1923 euros. Ainsi, si la monnaie est unique, la valeur de celle-ci dans les mains des Européens diffère inexorablement. C’est peut-être la raison pour laquelle le projet d’un SMIC européen est mise en place. Pourtant, dans un contexte où certains pays n’ont pas de cadre légal pour définir le salaire minimum, l’enjeu est de taille.

Un pari qui s’annonce difficile

Seuls 22 pays sur les 28 de l’Union Européenne ont mis en place une législation sur le salaire minimum. Les différences entre ces pays sont également considérables. En effet, on peut classer les pays en trois catégories : dix pays ont un SMIC inférieur à 500 euros, cinq ont un salaire minimum entre 510 et 790 euros. Et enfin, sept pays, entre 1343 et 1923 euros. D’autres pays ont adopté une classification par branches. Pour atteindre une uniformisation au niveau des salaires donc, un long chemin reste à parcourir. Il faut pour cela tenir compte du pouvoir d’achat des pays et de leur salaire moyen. Ceci revient à dire qu’il s’agit en fait de trouver le juste milieu entre ces valeurs. En d’autres termes, l’uniformisation requerrait ce que l’on appelle en statistique la « moyenne », ou pas. La probabilité que  cela se produise fait entrer le paramètre temps.

La problématique principale

L’adage stipule qu’il faut apprécier le chemin plus que la destination. Sur le chemin, donc, une question se pose : est-il préférable que le SMIC soit égal sur toute la zone ? Certains pays sont d’accord, d’autres pas. Il est intéressant en effet de noter l’envergure de la chose : les voix au niveau continental ne considèrent plus les voix individuelles, mais celles des pays. Considérant donc cette situation de divergence de points de vue, cela peut présenter un frein, ou pas. En tout cas, si l’on a déjà réussi une unification au niveau de la monnaie, celle au niveau du salaire est l’étape suivante. Il s’agit alors d’apprécier le chemin, plus que la destination.